紀要論文 立てかけられた箒:日常と驚異についての考察

岩切, 正一郎

内容記述
Balai contre un mur : étude sur le quotidien et le merveilleuxSuzaku, film de Naomi Kawase réalisé en 1997, raconte la vie d’unefamille que vient frapper un drame. Le chef de famille, Kozo, se donne lamort, ce qui entraîne la dispersion des membres de la famille. Il leur alaissé un film 8 mm qu’ils décident de regarder avant de se séparer. Cesont des choses ordinaires et des gens de village qui ont été filmés et, toutau début du film, on peut voir l’image d’un balai appuyé contre le mur duseuil de la maison.Quelle est la nécessité de cette image en apparence insignifiante dansun film de second niveau inséré dans la diégésis du film de premier niveauqu’est Suzaku ? Notre étude a tenté une interprétation comme réponse àcette question.Nous avons pris comme point de départ de notre discussion la penséesur le quotidien avancée par M. Sheringham qui le définit, à l’instar deBlanchot, comme l’absence d’événement. Nous avons ensuite constaté, ennous référant à « Une lettre » de Lord Chandos de Hofmannsthal et À larecherche du temps perdu de Proust, que c’est au coeur de cette absencemême que quelque chose d’essentiel et d’ineffable émergeait dans lalittérature du XXe siècle.En même temps, à partir de l’indication faite par Chandos du charmeque révèle un objet banal dans un moment privilégié, nous nous sommesréférés à une photo intitulée « The Open door » (1844) de l’album The Pencilof Nature de Talbot, qui représente un balai appuyé au seuil d’une maisonvue de l’extérieur. On peut alors remarquer que l’image d’un balai qu’onvoit dans le film de Kozo, pris à contre-jour, agit comme si on voyait lebalai de Talbot de l’intérieur de la maison. Et si on pense à l’idée de cedernier sur la photographie, qui considérait qu’elle permettrait de saisir,tel l’oeil de l’artiste, la beauté d’un objet banal à laquelle l’oeil ordinaire nepaie pas attention, et que l’art photographique pourrait fournir à l’hommeordinaire un moyen de la saisir, on est alors en mesure de dire que le filmde Kozo, homme ordinaire, nous fait signe pour nous faire remonterjusqu’au charme originaire de la photographie et du film lui-même,comme l’ont constaté les premiers spectateurs de films des Frères Lumière.À travers le film de Kozo, on reçoit un message du cinéaste ou du directeurde photographie qui nous révèle qu’au-delà ou en-deçà de la vie menacéepar la crise économique et la politique utilitaire, réside ce qui noustransmet le vrai sens de notre existence.
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