Departmental Bulletin Paper «Shûsaku Endô en traduction-relais : le cas de Chinmoku (Silence)»

Tomimoto, Janina  ,  Morlat, Jean-Marcel

43pp.273 - 295 , 2017-03-31 , 大阪大学大学院言語文化研究科 , オオサカ ダイガク ダイガクイン ゲンゴ ブンカ ケンキュウカ , Graduate School of Language and Culture Osaka University
ISSN:03874478
NCID:AN00077727
Description
研究ノート
Translators from Japanese into French being rare in France in the seventies, it was then common for publishers to resort to a relay translation, which means that translators used the English translation directly instead of consulting the original text. Shusaku Endo’s novel, Silence (Chinmoku), published in Japan in 1966, belongs to this category: in 1971, Henriette Guex-Rolle thus rested on William Johnston’s translation, which had been published two years before. William Johnston, even though he was not a professional translator, was nonetheless well-equipped to translate Endo considering his religious training and his understanding of Japan and Japanese. However, his work is to be questioned, as well as Henriette Guex-Rolle’s, which suff ers from various problems, imputable to the English version but which are sometimes the direct result of her own translation choices.The aim of this article is, fi rst of all, to defi ne what a relay translation is, and then to analyze the problems raised by this kind of process through the study of these two translations. To start with, we will look into the cultural aspect by showing the choices operated by the translators as far as footnotes are concerned and also how cultural facts are conveyed both in French and English. As a way to conclude,we will show how certain translation mistakes from Japanese into English were committed and how they aff ected the work of the French translator, who was also bound by her own translation choices from English to French.
Les traducteurs du japonais vers le français étant rares en France dans les années 70, il était alors courant pour les éditeurs de recourir à la traduction-relais, ce qui signifi e que les traducteurs passaient directement par la traduction anglaise au lieu de consulter le texte original. Le roman de Shûsaku Endô, Silence (Chinmoku), paru au Japon en 1966, appartient à cette catégorie : en 1971, Henriette Guex-Rolle s’est ainsi reposée sur la traduction de William Johnston publiée deux années auparavant. William Johnston, s’il n’était pas traducteur de métier, était tout de même armé pour traduire Endô en raison de sa formation religieuse et de sa connaissance du Japon et du japonais. Pourtant, son travail est à remettre en question, tout comme celui d’Henriette Guex-Rolle, qui souff re de multiples problèmes imputables à la version anglaise, mais qui sont parfois le résultat de ses propres choix traductifs. L’objectif de cet article est tout d’abord de défi nir ce qu’est une traduction-relais, puis d’analyser les problèmes soulevés par ce genre de procédé à travers ces deux traductions. Nous nous penchons tout d’abord sur l’aspect culturel en montrant quels choix opèrent les traducteurs en ce qui concerne l’utilisation des notes de bas de page et aussi comment les faits culturels sont retranscrits dans les deux langues. Pour fi nir, nous montrons aussi comment certaines erreurs de traduction depuis le japonais ont été commises et comment elles aff ectent le travail de la traductrice française, laquelle est aussi prisonnière de ses propres choix de traduction depuis l’anglais.
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