Others 間主観性と形而上学 : メルロ=ポンティ「小説と形而上学」について
Intersubjectivité et métaphysique : sur « Le roman et la métaphysique » de Merleau-Ponty

八幡, 恵一

19pp.137 - 154 , 2016-03-31 , 『年報 地域文化研究』編集委員会 , 東京大学大学院総合文化研究科地域文化研究専攻 , 日本学術振興会
ISSN:13439103
NCID:AA11222699
Description
Le but de cet article est d’examiner une forme très particulière d’intersubjectivité ainsi que son rapport avec la notion de métaphysique, en analysant, entre autres, un texte peu connu de Maurice Merleau-Ponty, qui s’intitule « Le roman et la métaphysique ». Dans ce texte, alors qu’il commente un roman de Simone de Beauvoir, L’invitée, Merleau-Ponty dégage l’essence mystérieuse de la subjectivité en tant qu’« être-au-monde », notamment à travers le phénomène de « discordance » entre le sujet et le monde. Il essaie également de cerner, à partir de là, un nouveau sens pour le terme « métaphysique ». Cet article s’attache ainsi à la fois à montrer ce qu’est cette essence secrète de l’être-au-monde et à définir le sens que ce terme de métaphysique possède chez Merleau-Ponty. Pour notre philosophe, l’intersubjectivité ne désigne pas seulement, comme on le dit souvent, un état pacifique et syncrétique constitué entre le sujet et autrui ou le monde. Mais il souligne dans « Le roman et la métaphysique », en interprétant L’invitée, que cela risque toujours de s’effondrer. C’est dans cet effondrement de l’intersubjectivité, où se manifeste réellement une certaine « discordance » potentielle entre le sujet et le monde, que la véritable essence de l’être-au-monde se découvre en tant que telle. Cette essence ne consiste plus dans la relation vivante entre le sujet et le monde mais dans la « complicité avec soi-même », c’est-à-dire dans un lien entre soi et soi hors du monde, qui apparaît comme une solitude absolue. Pour ce qui est de la notion de métaphysique, elle est étroitement liée à cet effondrement de l’intersubjectivité chez Merleau-Ponty : d’après lui, l’un des objectifs de la métaphysique « en acte » de notre temps touche précisément à la possibilité de vérifier le « fonctionnement discordant de l’intersubjectivité humaine ». La métaphysique opère toujours au sein de nos expériences pleines de paradoxes et de discordances, et c’est en ce sens que le roman de Beauvoir, qui décrit bien ces expériences, est considéré par lui comme une « littérature métaphysique ».
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